La rhinite allergique fait son retour!

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La rhinite allergique fait son retour!

Problème fréquent et en croissance, la rhinite allergique ne met pas la vie en danger mais détériore la qualité de celle-ci et se complique parfois de sinusite, d’asthme ou encore d’otite…

Etat inflammatoire de la muqueuse nasale, la rhinite est dite allergique lorsqu’elle est liée à l’exposition à un allergène comme les pollens, les poussières ou les moisissures.

Deux types de rhinite allergique:
  • Périodique, la rhinite saisonnière ou « rhume des foins » survient le plus souvent au printemps et/ou en été. Elle est liée à la survenue de certains allergènes dans l’air comme les pollens d’arbres, d’herbacées et des graminées…
  • La rhinite persistante est liée à l’exposition aérienne tout au long de l’année à un ou plusieurs allergènes. Ces allergènes domestiques sont surtout les acariens, les blattes ou les fragments de poils d’animaux contenus dans l’air.

Quels sont les symptômes d’une rhinite allergique?

Si vous avez des démangeaisons au nez, le nez bouché parfois avec des éternuements à répétition…

  • L’écoulement nasal clair est fréquent. Parfois les yeux sont rouges, irrités et démangent…
  • Les symptômes reviennent-ils tous les ans à la même période?
  • Le nez bouché ou l’écoulement nasal est-il présent en continu?
  • Avez-vous des antécédents personnels ou familiaux d’allergie ou d’atopie?
En fait la rhinite allergique est une réponse immunitaire pathologique face à l’agression par un allergène. Toute réaction immunitaire induit une production d’anticorps dirigés contre l’allergène. Mais, elle est pathologique lorsque, lors de contact ultérieur avec l’allergène, elle devient excessive, inadaptée. La personne est dite hypersensible à l’allergène. Cette réponse se traduit par une libération d’histamine à l’origine de le réaction inflammatoire nasale. Le rhume des foins ou pollinose est une rhinite allergique aux pollens, semence mâle, d’arbres, d’herbes ou de graminées. La pollinose sévit de janvier à septembre avec deux grands pics en avril avec des pollens de bouleau et de mai à juillet avec les pollens de graminées. En fait, le calendrier pollinique des arbres s’étend de janvier à juin et celui des graminées et des herbacées de mai à septembre (voir sur www.airallergy.be). La fréquence de l’affection est plus élevée dans les pays « développés » probablement en raison d’une exposition accrue aux irritants (pollution) et aux allergènes (climatisation, isolation plus grandes des maisons…)
Quand aller chez le médecin?
  • Sujets à risque: femmes enceintes, allaitante, asthmatiques
  • En cas d’échec du traitement: selon le cas, le médecin propose un corticoïde nasal (prévenez qu’il faut parfois attendre plusieurs jours avant l’effet optimal). Les corticoïdes nasaux sont efficaces sur les symptômes nasaux et oculaires. Les effets secondaires comme les saignements de nez et l’irritation peuvent être évités par une bonne technique d’administration: pencher la tête en avant et pulvériser à distance de la cloison nasale. Le médecin prescrit parfois un corticoïde administré par voie orale pendant une courte période ou un médicament plus spécifique tels qu’un antagoniste des récepteurs aux leucotriènes (montélukast). Lorsque la qualité de vie est largement compromise, le médecin proposera une désensibilisation.
  • En cas de rhinite persistante, un diagnostic plus pointu est nécessaire. En effet, l’origine de cette rhinite peut nécessiter une prise en charge plus spécifique ou un traitement supplémentaire.
Les traitements symptomatiques:
  • Sérum physioloqique afin de nettoyer, d’hydrater et de préparer la muqueuse nasale à un traitement local.
  • Antihistaminique H1 nasal: action plus rapide de l’administration nasale, par rapport à l’administration orale, mais nécessite d’être administré plusieurs fois par jour et n’a aucune action sur les symptômes oculaires. L’ipratropium bromure administré par voie nasale n’agit que sur l’écoulement nasal. Les antihistaminiques administré  par voie nasale (azélastine et lévocabastine) ne sont pas efficaces sur l’obstruction nasale. C’est pourquoi, conseillez d’associer un vasoconstricteur par voie nasale pendant une courte période (5 à 7 jours).
  • Antihistaminique H1 oral de deuxième génération (non sédatif): associé à un décongestionnant nasal afin d’améliorer l’effet. Plus efficace encore est l’association d’un antihistaminique H1 oral avec un vasoconstricteur oral (pseudoéphédrine). Une intéraction avec l’alcool renforce cependant l’effet sédatif. La cétérizine semble plus efficace et agit plus rapidement, que la loratadine mais, elle engendre plus de sédation.
  • Les préparations ophtalmiques d’antiallergique (collyres): calment les signes ophtalmiques de l’allergie. Rappelons que l’administration de collyre contenant du benzalkonium chlorure comme conservateur, oblige d’attendre au moins5 à 10 minutes avant de remettre les lentilles de contact.
  • En complément: les allergènes étant inhalés dans la rhinite allergique, un spray nasal offrant une barrière mécanique peut également être utilisé.

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